© Copyright éléments de langage

À PARAÎTRE

Titre : LE PETIT MOT

Auteur : LAURENT HERROU

Objet littéraire non identifié (collection O. L. N. I.)

80 pages

13 x 20 cm

ISBN : 978-2-930710-15-0

Prix TTC : 10 €

Le livre

Laurent Herrou a travaillé à la Fnac de Nice de 2000 à 2008. Huit années pendant lesquelles l’écrivain débutant a été libraire, se confrontant quotidiennement à la vente des livres : le sien, le premier, à côté duquel il a vécu, et ceux, nombreux, des autres.

La responsable du rayon qui l’a embauché lui a posé la question suivante en lui offrant le poste : et si vous ne deviez plus jamais publier, ne serait-ce pas trop dur de travailler dans ce domaine ?

A ce jour, Laurent Herrou a publié ses Journaux, des nouvelles autobiographiques, plusieurs autofictions et un dialogue sur l’écriture de soi, L’inconfort du je, avec Arnaud Genon.

Le petit mot, exercice de style audacieux — recension systématique de ce « petit mot » qui a envahi son travail d’écrivain pendant huit ans — tout autant que journal de bord d’un employé de la Fnac, agitateur, non-conforme et curieux, est son quinzième livre.

 

L'auteur

Laurent Herrou vit à Bruxelles. À ce jour, il a publié ses Journaux aux éditions Jacques Flament, des nouvelles autobiographiques, plusieurs autofictions et un dialogue sur l’écriture de soi, L’inconfort du je, avec Arnaud Genon.

 

Extrait

« La Fnac ouvre ses portes à dix heures. Jean-Pierre m’a appelé à la Fnac, il avait fallu que je règle la fourrière en même temps que l’absence de Bernard sur le rayon et le travail par-dessus la tête. Il a fait allusion à ma photo dans le programme de la Fnac — il n’a pas vu les affiches encore, dans le magasin. La Fnac a commandé quarante exemplaires pour la signature de décembre, Jean-Pierre imaginait qu’ils en passeraient deux cents. J’ai gardé pour moi le fait que je craquais sur le caissier qui est arrivé à la Fnac il y a deux semaines. Je n’ai pas envie de rester à la Fnac. Il y a une réunion à huit heures et demie pour le personnel dont le but est de présenter les progressions du chiffre d’affaire (CA) et l’avancée des travaux du nouveau magasin (Fnac Riviera). J’ai dit à l’assistant du chef de la maintenance à la Fnac qu’il me fasse signe lorsqu’il passerait aux hommes. Le travail, la Fnac, la journée et cauchemars la nuit. La Fnac ? Le bonheur est de me souvenir que je ne travaille pas demain, que demain, je ne me lève pas pour la Fnac. »